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Publié par Penser Serrières Autrement

La tombe d'Albert Gleizes au cimetière de Serrières (Ardèche)

La tombe d'Albert Gleizes au cimetière de Serrières (Ardèche)

Acte de naissance d'Albert Gleizes (Gleyzes)

Acte de naissance d'Albert Gleizes (Gleyzes)

Acte de mariage Gleizes (Gleyzes)/Roche

Acte de mariage Gleizes (Gleyzes)/Roche

Signature d'Albert Gleizes

Signature d'Albert Gleizes

Albert Léon Gleizes (1) est un peintre, dessinateur, graveur, philosophe et théoricien français, considéré comme l’un des principaux représentants du cubisme. Né le 8 décembre 1881 à Paris (Xe arrondissement), il grandit dans un milieu favorable aux arts et développe très tôt un intérêt pour le dessin et la peinture.

Le 8 septembre 1915, il épouse à Paris (XVIe arrondissement) Marie Juliette Lucy Roche, fille de Jules Roche (2). Jean Cocteau figure parmi les témoins de leur mariage.

Albert Gleizes s’éteint le 23 juin 1953 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône), laissant une œuvre considérable qui continue d’être étudiée et exposée dans de nombreux musées à travers le monde. Il est inhumé à Serrières dans le caveau de la famille Jules Roche. 

Les dates importantes de sa vie

1881 : Naissance à Paris (Xe arrondissement).

Vers 1899 : Gleizes entre comme apprenti dans l’entreprise de son père, spécialisée dans le dessin industriel pour tissus d’ameublement et située dans le quartier du Sentier à Paris. La famille réside alors à Courbevoie.

1902-1905 : Effectue son service militaire à Abbeville (Picardie) et commence à peindre en autodidacte.

1905 : Participe à la création de l’Association Ernest-Renan, une société d’éducation populaire.

1906-1908 : Fonde avec plusieurs amis écrivains une petite colonie littéraire installée à Créteil, dans la banlieue parisienne, sous le nom de « l’Abbaye de Créteil ».

1909 : Très impressionné par l’œuvre du peintre Henri Le Fauconnier, il séjourne à Bagnères-de-Bigorre, dans les Pyrénées.

1910 : À Paris, Gleizes retrouve régulièrement Jean Metzinger, Robert Delaunay, Fernand Léger et d’autres artistes dans l’atelier de Le Fauconnier.

1911 : Ayant intégré le comité d’accrochage du Salon des Indépendants, Gleizes et ses amis obtiennent d’exposer ensemble dans la salle 41. Leur présentation suscite un scandale qui révèle le cubisme au grand public.

1912 : Gleizes et Metzinger publient Du « Cubisme » et participent au Salon de la Section d’Or, qui rassemble les principales tendances artistiques progressistes de l’époque.

1913 : Publication des Méditations esthétiques d’Apollinaire, dans lesquelles le poète applique à l’œuvre de Gleizes la notion de « majesté ».

1914 : Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Gleizes est envoyé en garnison à Toul (Lorraine). Avec d’autres artistes parisiens et lorrains, il est chargé d’organiser des activités culturelles destinées aux troupes.

1915 : Albert Gleizes épouse Marie Juliette Lucy Roche (1884-1980), fille d’un ministre de la IIIe République et artiste elle-même. Rapidement réformé du service militaire, il quitte la France pour New York avec son épouse.

1916 : Depuis New York, il se rend pour quelques mois à Barcelone, où il collabore à la revue 391 de Francis Picabia et présente sa première exposition personnelle à la galerie Dalmau.

1919 : De retour à Paris, où il découvre une scène cubiste profondément transformée, Gleizes entre en relation avec le galeriste Léonce Rosenberg et travaille à la décoration de son appartement.

1921 : Une brève expérience d’enseignement l’amène à développer un système théorique cohérent, dans lequel les notions de « rotation » et de « translation » jouent un rôle essentiel dans la composition de ses « tableaux-objets ».

1926 : Les Gleizes quittent la capitale pour s’installer définitivement à Serrières, en Ardèche.

1927 : Gleizes loue une grande maison appelée Moly-Sabata à Sablons, de l’autre côté du Rhône, afin d’y installer une communauté d’artistes et d’artisans désireux de s’affranchir de l’influence de la production industrielle.

1931 : Il rejoint le groupe Abstraction-Création, qui défend l’art abstrait sur le plan international.

1937 : Il collabore avec Robert Delaunay, Fernand Léger et Léopold Survage à la réalisation de décors muraux pour l’Exposition internationale de Paris.

1938 : Avec Jacques Villon, Robert et Sonia Delaunay, il réalise d’importantes décorations pour le Salon des Tuileries.

1940 : Les Gleizes s’installent aux Méjades, une propriété située près de Saint-Rémy-de-Provence, qu’ils entreprennent de transformer en domaine agricole.

1947 : Une première grande rétrospective consacrée à Gleizes est organisée à Lyon, dans la chapelle du lycée Ampère.

1950 : Gleizes illustre les Pensées de Blaise Pascal de 57 eaux-fortes, œuvre considérée comme son testament artistique.

1952 : Il travaille à la décoration de la chapelle du séminaire jésuite de Chantilly ainsi qu’au chemin de croix d’une église de la banlieue marseillaise.

1953 : Décès à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Il est inhumé à Serrières dans le caveau de la famille Jules Roche.

Pour accéder au site de la Fondation Albert Gleizes, cliquez ici.

(1) : Sur son acte de naissance et son acte de mariage, son nom est orthographié Gleyzes, avec un « y ».

(2) : Jules Roche (1841-1923) : homme politique, avocat et journaliste, proche de Georges Clemenceau. Il est ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, puis ministre du Commerce et de l’Industrie de 1890 à 1892. Il est député du Var (1881-1885), de la Savoie (1885-1898) puis de l’Ardèche (1898-1919). Il exerce également les fonctions de maire de Serrières de 1870 à 1871 puis de 1888 à 1923. En 1896, il fonde les Sauveteurs de Serrières, association qu’il préside. Le quai de Serrières porte aujourd’hui son nom. Il repose avec son épouse, Marie Victorine Dargent (1853-1905), au cimetière de Serrières.

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