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Publié par Penser Serrières Autrement

Qui était Jean Vernet ?

À Serrières, une plaque à la mémoire de Jean Vernet est apposée sur la façade du bâtiment de la mairie. Jean Vernet (Vernet Albert, Jean) est né le 19 février 1906 à Donzère (Drôme), mort en déportation le 27 novembre 1944 à Neuengamme(1) en Allemagne. Il était instituteur à l’École publique de Frayol, commune du Teil (Ardèche). C’était un militant syndicaliste et communiste, membre des FFI et du réseau de renseignement Buckmaster.  À partir de juin 1943, il s’occupa aussi des réfractaires au STO, leur fournissant cartes d’identité et de rationnement. Arrêté le 24 mars 1944 par la Gestapo(2) dans son école, il est torturé à l’hôtel Poitiers à Viviers, emprisonné à Nîmes puis aux Baumettes à Marseille. Déporté le 4 juin 1944, il est sanctionné pour tentative d’évasion et doit effectuer le voyage nu. Il contracte une broncho-pneumonie. Jugé trop faible pour travailler, il fut exterminé à Neuengamme le 27 novembre 1944. L'avenue de la mairie de Serrières porte son nom.

ANACR : Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance.
PCF : Parti Communiste Français.
FNDIRP : Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes.
(1) Neuengamme : camp de concentration (en allemand : Konzentrationslager), établi le 13 décembre 1938, au sud-est de Hambourg sur le fleuve Elbe.
(2) Gestapo : abréviation de Geheime Staatspolizei (police secrète d'État).
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B
Annie Bert.
Dans le même temps à Serrières, Récit d'un jeune serrierois.( maquis de Vanosc) "La nuit du 14 au 15 août 1944, nous assistons à un spectacle fantastique. C'est d'abord comme un formidable roulement de tonnerre, des centaines, peut-être des milliers de bombardiers, lâchent leurs bombes sur la côte sud de la France, a 200 kilomètres de là. Nous sommes perchés à quelques centaines de mètres au-dessus du Rhône, au balcon en quelque sorte, et la vue porte loin. Nous voyons le feu d'artifice de la DCA allemande comme de petites grappes de feu. Et parfois une grosse grappe. C'est un bombardier qui explose. Et ça fait mal au coeur de penser que des hommes se font tuer pour venir nous libérer. Le ciel est rougeoyant comme si tout le Midi était en feu. Ca dure toute la nuit.
Le lendemain nous apprenons que les alliés ont débarqué dans le Var et les Alpes Maritimes, une armée Française commandée par le général de Lattre de Tassigny.
Les jours suivants la retraite allemande est amorcée. Il y a du passage sur la nationale 86 qui est à portée de notre mitrailleuse. Nous ne nous privons pas de faire des cartons. Vers la fin août c'est la vraie débâcle. On voit passer des soldats à pied, à vélo, et même sur des charrettes à cheval ! Nous en tirons quelques uns, mais on fait aussi des prisonniers, car ils se rendent assez facilement. Ce sont souvent des "vieux", car les jeunes sont sur les fronts plus "chauds", en Normandie ou sur le front russe.
En même temps nous apprenons la libération de Paris par la division du général Leclerc. C'est la joie!
Fin août, un soir, nous entendons une formidable explosion. - Merde ! Ils ont fait sauté le pont de Peyaud ! Quelques minutes passent, et une seconde explosion, encore plus forte et plus près de nous: c'est le pont de Serrières qui vient de sauter. Je suis atterré, car je suis persuadé qu'on aurait pu empêcher ça. Ni les chefs du maquis, ni nous, jeunes volontaires sans expérience, n'avons pensé un instant qu'il fallait aller défendre notre pont. C'est l'arrière garde de l'armée allemande qui a fait ce travail, sans aucune opposition, alors qu'on était à quelques kilomètres, assez bien armés pour attaquer une troupe en déroute".
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